Lectures du vendredi 19 octobre 2018

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

Marc Dubuisson est sur Twitter sous le pseudonyme de @Unpied.

[Merci à F. & P. pour ce cadeau venu en même temps qu’une bande de cousins en cartoon. De très bons « remontants » après un coup dur…]

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[Oui, je lis les livres « Jeunesse », pour tous âges. C’est mon droit, le cinquième des dix « Droits imprescriptibles du lecteur » établis par Daniel Pennac dans « Comme un roman » (Edition Gallimard, 1992) : « Le droit de lire n’importe quoi ».]

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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EXTRAITS

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(Photo : Coumba Sylla)

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Indélicatesse de chef

– Vous aurez à rembourser l’encre et le papier que vous avez honteusement spoliés à l’administration afin de réaliser votre calicot terroriste. Et puis, franchement, vous vous imaginez en tenue de djihadiste ? Vous aurez l’air encore plus con que Mirelle quand elle est revenue avec les cheveux tressés après ses vacances au Sénégal.

– Hé !!! Vous aviez dit que c’était joli !

– Oh, bon Dieu, Mireille, j’ai aussi dit que vous auriez une prime à Noël !

– Je… je n’aurai pas de prime de Noël ?

(Marc Dubuisson, « Amour, djihad et RTT »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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 » Selon Djihadipédia »…

– Ce que j’essaie de vous dire, les mecs, c’est que votre combat n’a, au fond, rien à voir avec la religion !

– Selon Djihadipédia, cela a, au contraire, TOUT à voir avec la religion !

– Et vous faites confiance à un site qui s’appelle Djihadipédia, vous ?!

– C’est forcément sérieux : il y a « pédia » à la fin !

(Marc Dubuisson, « Amour, djihad et RTT »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Al Fonctionnaire »

– L’Etat islamique vient de publier un communiqué dans lequel ils parlent de Kowalsky !

– Ah ? Et comment l’appellent-ils ?

– « Nous soutenons massivement l’action de notre frère Abou Ahmad al Fonctionnaire. »

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(Photo : Coumba Sylla)

– Alors, vous préférez qu’on vous appelle comment ? « Boubou » ou « Al Fonctionnaire » ?

– Ha… ha… ha… Très drôle… Je vous rappelle que j’ai sur moi une ceinture d’explosifs !

– Ouh là, il ne faudrait pas le pousser… A BOUT !!! Ha, ha, ha, ha !

(Marc Dubuisson, « Amour, djihad et RTT »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Un presque-retraité sensible (sur son âge)

– Non mais sérieusement, Kowalsky, rejoindre Daesh maintenant, c’est pas un peu ridicule ?! C’est comme aller gratter la porte du bunker d’Hitler le jour où les Soviets marchent sur Berlin. Et puis, y reste quoi, de l’Etat islamique, aujourd’hui ? Trois pauvres types un peu aigris qui se cachent dans une cave en Syrie, à regarder YouPorn toute la journée en regrettant de ne pas avoir fait dealers. Et vous, Dutilleul, à votre âge et si proche de la retraite !

– J’ai 39 ans !

(Marc Dubuisson, « Amour, djihad et RTT »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Personne n’en voulait

« … il était laid. Avait-il le nez rouge ? Les cheveux verts ? Les oreilles trop grandes ? Les yeux de travers ?

Personne ne le sait plus aujourd’hui.

Mais aucune jeune fille n’en voulait pour époux, aucun garçon n’en voulait pour ami. »

(Béatrice Tanaka et Chen Jiang Hong, « La Montagne aux trois questions »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Chaque homme porte un malheur »

« Chaque homme porte un malheur. Moi, par exemple, j’ai une fille unique que j’aime par-dessus tout, mais la pauvre est muette. »

(Béatrice Tanaka et Chen Jiang Hong, « La Montagne aux trois questions »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Son jardin, sa joie

« A chaque homme son malheur. Même moi, qui vis retiré, je ne puis vivre complètement heureux. Ma grande joie, c’est mon jardin, et en son milieu, il y a trois orangers. Je les soigne tous trois avec autant d’amour, mais un arbre seulement porte des fleurs et des fruits, et les deux autres restent secs comme si c’était l’hiver toute l’année. »

(Béatrice Tanaka et Chen Jiang Hong, « La Montagne aux trois questions »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Trop souvent moqué pour se moquer

– J’essaie d’atteindre le sommet de la Montagne pour poser une question.

– Pourrais-tu en poser une aussi de ma part ?

– Volontiers.

– Et tu n’en riras pas ?

– On s’est trop souvent moqué de moi pour que j’ose me moquer de qui que ce soit.

(Béatrice Tanaka et Chen Jiang Hong, « La Montagne aux trois questions »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Blague du fond du trou

– Tu connais l’histoire du fossoyeur qui voulait devenir spéléologue ?

– Non

– Il paraît qu’à force d’enterrer de plus en plus profond ses morts, il avait décidé de descendre encore et encore pour voir jusqu’où il pouvait s’enfoncer.

– Et alors ?

– Et alors, il n’est jamais remonté de son trou.

– Je suppose que ton histoire a une morale, lieutenant.

– Comment veux-tu que je le sache ? Le type est toujours en train de creuser.

(Yasmina Khadra, « Qu’attendent les singes »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Piques avec image et son

« En Algérie, le trop-plein de vexations rend l’agressivité impérative. On ne peut pas passer l’éponge sans s’effacer soi-même, ni se taire sans se faire violence. Lorsqu’on est amené à en découdre, dans ce genre de confrontation, le sarcasme se doit de s’enrober de métaphores assassines. Dans un pays où les apparences priment sur le reste, les piques exigent et l’image et le son, sans quoi la frustration deviendrait une monstrueuse agonie. »

(Yasmina Khadra, « Qu’attendent les singes »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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L’espèce humaine, « cette catégorie de fous furieux » égoïstes et tristes

« Tous les trois appartiennent non pas à la race humaine, mais à l’espèce humaine, à cette catégorie de fous furieux incapables de générosité, mus par le besoin morbide de nuire, tellement tristes que si l’on venait à étaler sous leurs yeux toutes les splendeurs de la Terre, ils ne verraient que leur propre laideur. »

(Yasmina Khadra, « Qu’attendent les singes »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Savoir partir

– Je suis venu te remettre ma démission.

– Si c’est une blague, je la trouve de mauvais goût. Il y a à peine trois mois, j’ai doublé ton salaire. Tu penses que ce n’est pas assez ?

– Il ne s’agit pas d’argent.

– Un autre canard t’a proposé plus ?

– Je te dis que ce n’est pas une question d’argent.

– Alors, c’est quoi, le problème ?

– Je rends le tablier. Il m’étouffe comme une camisole.

(Yasmina Khadra, « Qu’attendent les singes »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Coumba Sylla

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