Lecture du vendredi 29 juin 2018

  • « By the rivers of Babylon » de Kei Miller, Editions Zulma, 2017 (pour la version française – Version originale : « Augustown », 2016).
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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

Ce livre a reçu notamment les prix littéraires Les Afriques 2018 et Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde 2017.

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EXTRAITS

Toute l’histoire dans chaque jour

« Car voici la vérité : chaque jour contient bien plus que la somme de ses heures, de ses minutes, de ses secondes. De fait, il ne serait pas exagéré de dire que chaque jour contient en son sein toute l’histoire. »

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(Photo : Coumba Sylla)

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Le temps qui passe

« Ce n’est pas le souvenir d’avoir été petite qui prend la vieille femme au dépourvu mais de mesurer combien d’années la séparent de ce moment. »

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« Ferme donc ta grande bouche »

– T’étais là ?
– …
– Je te demande si t’étais là.
– Non, j’étais pas là.
– Alors dans ce cas, ferme donc ta grande bouche et essaie pas de m’apprendre des choses dont t’as même pas idée, ou des choses que Babylone t’a mises dans la tête.

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(Photo : Coumba Sylla)

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Plus dangereux qu’un gang ? « Une mère ultra-protectrice » en grande colère

« Les armes doivent disparaître. Ça, du moins, elle en est sûre. Parce qu’il y a encore plus dangereux qu’une petite frappe avec un fusil et un gang sous ses ordres : une mère ultra-protectrice bouillant de colère. Gina sera bientôt là et va trouver son fils le crâne nu, sans les dreads qu’elle laisse pousser depuis sa naissance et quelque chose va exploser, c’est certain. »

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La longueur des jours et des routes

« Certains jours comptent plus de routes que d’autres, et certaines routes sont plus longues que d’autres, de sorte que lorsqu’une femme se plaint de la longueur de sa journée, c’est peut-être parce qu’elle compte les routes, et non pas les heures. Ma Taffy connaît bien cela : la véritable longueur des jours (…). »

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A propos de l’auteur

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(Photo : Coumba Sylla)

Kei Miller anime un blog, Under the Saltire Flag, où il publie des textes traitant notamment de « race, genre, littérature et Jamaïque ».

Coumba Sylla

 

Un peu de musique en lisant ?

Vous pensez : « Du reggae » ? Bien sûr, mais pas que.

◊ Ce qui saute à l’esprit (et aux oreilles), en entendant/voyant le titre du livre : « Rivers of Babylon » à l’origine par The Melodians (fin 1960s-début 1970s)…

… ayant connu beaucoup de reprises, dont celle par Boney M.

 

◊ Impossible de ne pas penser à Bob Marley & The Wailers, « So Much Things To Say ».

 

◊ Mais aussi Morgan Heritage, « Tell Me How Come ».

 

◊ Et, pour boucler cette mini-sélection musicale, Romain Virgo, « God Inna Me Corner ».

C.S.

 

2 commentaires sur “Lecture du vendredi 29 juin 2018

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