Lectures du vendredi 17 mai 2019 : Massa Makan Diabaté, W. Lupano et P. Cauuet, Sélection Reader’s Digest

(Photo : Coumba Sylla)
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A propos de Massa Makan Diabaté

(Photo : Coumba Sylla)
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« Massa Makan Diabaté est né en 1938 à Kita, en plein coeur du Mandé, berceau de l’Empire du Mali. Diplômé de sciences politiques, licencié en sociologue et docteur en Histoire, il est l’auteur d’une oeuvre abondante qui le classe, par sa qualité, parmi les meilleurs écrivains de notre époque. Il s’est éteint à Bamako en janvier 1988. »

Voir aussi :

« Une hyène à jeun » de Massa Makan Diabaté, Editions FeniXX, 2015. Version d’origine : Editions Hatier, Collection Monde Noir Poche, 1988.

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(Photo : Coumba Sylla)
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Voir aussi :

« Les Vieux Fourneaux », tomes 1 et 2, Editions Dargaud, 2014.

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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Extraits

(Photo : Coumba Sylla)
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Le lecteur est« bon juge »

(Photo : Coumba Sylla)
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« On ne peut commencer d’écrire sans un brin d’erreur sur le monde, sur les autres et sur soi-même. Mais +le monde est bon maître+ et le lecteur, bon juge. »

(Massa Makan Diabaté, dédicace à Djibril Tamsir Niane, dans « Janjon et autres chants populaires du Mali »)

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Le français, « un moyen de nous faire connaître »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Massa Makan [Diabaté] écrit en langue bambara dans les formes traditionnelles qu’il enrichit de son expérience du monde moderne. Poète, il chante l’amitié, la joie de vivre, les luttes et les victoires de l’Afrique ; et c’est en langue bambara qu’il évoque David Diop, cet autre poète mort au moment même où se levait pour l’Afrique le brillant vivifiant soleil de la Liberté.

Ainsi la vitalité de nos langues s’impose ; Massa Makan prouve que l’expression en français n’est ici qu’un moyen de nous faire connaître. »

(Djibril Tamsir Niane, préface de « Janjon et autres chants populaires du Mali » de Massa Makan Diabaté)

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De l’origine de Diabaté et « nyamakala »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« … je suis de la grande famille des +Janbakate+, ceux à qui personne ne peut rien refuser et qui, partant, ne doivent rien refuser à personne.

Tout au cours de l’histoire du Mali, on nous vit partir d’un village à l’autre, d’un royaume à l’autre sans la moindre fortune. Aussi avons-nous été quelquefois, quand la paix régnait, le trait d’union entre les peuples.

Nous sommes des +nyamakala+, c’est-à-dire le manche du maléfice, l’antidote du mal. Nous supplicier, nous faire violence, portait malheur et ce privilège nous donnait le droit de partir là où un autre aurait été mal reçu. »

(Massa Makan Diabaté, « Janjon et autres chants populaires du Mali »)

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Hommage à David Diop

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Il était +homme d’abord, poète ensuite+. »

« Il aimait à aimer…

(l’amour est la seule chose que le partage grandit).

Et il le savait… »

(Massa Makan Diabaté, « A la mémoire de David Diop » dans « Janjon et autres chants populaires du Mali »)

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Janjon, peur, victoire, triomphe

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Janjon, c’est la peur que tout guerrier doit ressentir avant la bataille.

Janjon, c’est aussi la victoire sur l’ennemi.

Janjon, c’est enfin la victoire sur la peur et sur l’ennemi, c’est-à-dire le triomphe. »

(Photo : Coumba Sylla)
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« Mais lentement, le Janjon a évolué. Il a cessé d’être un faasa (1) pour devenir la chanson consacrée à ceux qui se sont distingués par des actions d’éclat.

(1) Faasa : une des « trois techniques oratoires » des griots quand ils chantent, avec le mabalma et le maj(a)mu.

(Massa Makan Diabaté, « Janjon » dans « Janjon et autres chants populaires du Mali »)

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(Photo : Coumba Sylla)
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« Le phénix de walou »

(Photo : Coumba Sylla)
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– NAZIIIS!

– N’en fais pas trop, va ! T’as pas la tenue adéquate.

– Y a pas de tenue pour s’indigner !

– Certes. Mais sans mentir, si tu n’as pas un peu le plumage qui se rapporte au ramage, t’es le phénix de walou.

(Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, « Les Vieux Fourneaux – Tome 3 : Celui qui part »)

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« Ce niveau de conneries dans tes allocutions »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

– Ils ont engraissé les banques toutes leur vie comme des esclaves pour se payer leur petit pavillon de merde et leur piscine, qu’ils comptent pas sur moi pour venir leur racler la véranda.

– Quand tu atteins ce niveau de connerie dans tes allocutions, en général, c’est que ça va pas fort. Qu’est-ce qu’il se passe ?

– C’est ta petite-fille ! Elle m’énerve… avec ses œufs.

(Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, « Les Vieux Fourneaux – Tome 3 : Celui qui part »)

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« Ca doit être épuisant, d’être aussi con ! »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

– Mais… et ta part, à toi ? Tu en as fait quoi ?

– Ben, à l’époque, j’ai tout revendu à des collectionneurs, et j’ai investi le magot dans ma mine de cuivre, en Papouasie, vous savez bien…

– C… celle qui a fait faillite ?!?

– Ca doit être épuisant, d’être aussi con !

(Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, « Les Vieux Fourneaux – Tome 3 : Celui qui part »)

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La honte, niveau professionnel

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

– Mimile et Berthe. J’en reviens toujours pas. Et on n’a rien vu, à l’époque. Rien compris.

– J’ai déjà eu honte, dans ma vie, comme ça, en amateur, mais depuis deux jours, j’ai vraiment l’impression d’être passé professionnel.

– Pareil.

(Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, « Les Vieux Fourneaux – Tome 3 : Celui qui part »)

(🙏, PC.)

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(Photo : Coumba Sylla)
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Un texto de l’au-delà ?

(Photo : Coumba Sylla)
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« Après la mort d’un vieil ami de la famille, ma petite-fille de sept ans, Zoé, demande à sa mère de lui décrire le paradis.

Celle-ci a du mal à répondre, affirmant finalement que l’on ne peut pas savoir exactement à quoi ça ressemble, mais qu’il paraît que c’est un endroit merveilleux et paisible.

Zoé réfléchit très sérieusement à cela en quelques minutes, puis répond : +Eh bien, maman, quand tu iras là-bas, tu pourras m’envoyer un texto pour me raconter ?+ »

(dans Sélection Reader’s Digest, mai 2019)

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Imprédictible avenir

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Il ne faut jamais faire de projets, surtout en ce qui concerne l’avenir. »

(Alphonse Allais, cité dans Sélection Reader’s Digest de mai 2019)

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En vous volant, je prends ce qui est à moi !

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Un ministre est cambriolé un soir…

Le cambrioleur lui dit : ‘Donnez-moi votre argent !’

Le ministre : ‘Savez-vous que je fais partie du gouvernement ?’

Le cambrioleur : ‘Dans ce cas, donnez-moi mon argent !' »

(dans Sélection Reader’s Digest, mai 2019)

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Pousse-au-PV

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Des retraités sortent d’un magasin et aperçoivent une contractuelle en train de verbaliser une voiture.

Ils se dirigent vers elle et le mari lui dit : ‘Vous n’avez pas autre chose à faire que d’ennuyer les pauvres gens ?’

La contractuelle pose le PV [procès-verbal] sur le véhicule. L’homme continue de l’insulter tandis qu’elle verbalise et dépose le PV sur le pare-brise. Au bout de dix voitures, le mari se tourne vers sa femme et lui dit : ‘Ce n’est pas tout, mais il faut rentrer maintenant. On est venu en bus, nous !' »

(dans Sélection Reader’s Digest, mai 2019)

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(Photo : Coumba Sylla)
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Coumba Sylla

@ Dakar

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