Lectures du vendredi 10 août 2018

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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EXTRAITS

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Livingstone n’avait pas su aimer »

« +Pardonne-moi, Seigneur, car je n’ai pas pris soin des miens. Je n’ai pas su restituer l’amour que Tu m’avais donné…+

S’il était un autre domaine dans lequel il n’avait pas excellé, c’était bien celui de la famille. Livingstone n’avait pas su aimer. A part son caniche, peut-être, qui l’avait suivi trois ans en expédition sans jamais faire d’histoires. »

(Jennifer Richard, « Il est à toi ce beau pays »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Voir également ici et ici.

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(Photo : Coumba Sylla)

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Fiction littéraire ou mystérieuse alchimie ?

« Qu’est-ce au fond que l’amour ? Une fiction littéraire à laquelle on aime croire, ou une mystérieuse alchimie fabriquée dans la marmite de l’évolution ? Qu’importe ! Quand il vous tombe dessus et viole outrageusement les lois ordinaires de la vie quotidienne, vous ne savez plus qui croire : l’expérience ou la théorie, la règle ou son exception… De toute façon, il faut mieux en rester là. Car quand on est amoureux, on est vite poussé à dire des sottises. »

(Jean-François Dortier, « L’amour peut-il rimer avec toujours ? », Sciences Humaines n°306 d’août-septembre 2018)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« +Le verbe aimer est difficile à conjuguer. Son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur toujours conditionnel+, disait Jean Cocteau. Il n’est pas le seul à avoir évoqué cette imprévisibilité de l’amour. Depuis l’Antiquité, penseurs, conteurs, artistes s’évertuent à le décrire ; chacun en donne sa version sans jamais totalement l’expliquer. Aujourd’hui encore, les réflexions philosophiques et les recherches scientifiques – sciences humaines et neurosciences – ne cessent de fleurir et de produire des hypothèses nouvelles sur la question, sans épuiser le sujet. Paradoxalement, c’est peut-être parce que l’amour se dérobe partiellement à la raison que nous nous plaisons tant à y succomber. »

(Martine Fournier, dossier « Qu’est-ce que l’amour ? », Sciences Humaines n°306 d’août-septembre 2018)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Comme une drogue

« Amour et addictions activeraient des réseaux cérébraux similaires, selon des recherches en neurosciences. Mais est-ce que tous les amoureux sont des love addicts pour autant ?
(…) Il semblerait bien que notre cerveau mette en route les mêmes circuits, qu’on brûle d’amour pour quelqu’un, ou qu’on soit accro à une drogue. Dans les deux cas, on retrouve des signes qui ne trompent pas : une euphorie extrême en présence de la personne aimée (ou du produit), une tristesse et humeur maussade en son absence, une focalisation de nos pensées sur le partenaire (ou le produit), quitte à oublier le reste. »

(Marc Olano, « Le cerveau amoureux », Sciences Humaines n°306 d’août-septembre 2018)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

Coumba Sylla

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L’amour au fil de précédentes lectures et en musique…

« Un agréable flux sanguin »

« Quand par hasard ils se trouvaient nez à nez, ou quand leurs regards se croisaient, cela déclenchait un agréable flux de sang : c’était un flux de sang tiède et doucereux qui les prenait tous les deux, montant des orteils, progressant dans leurs veines, leur procurant une sensation chaude, plus chaude que le reste.

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(Photo : Coumba Sylla)

Parce que les gens de la Rue Sablonneuse étaient des gens simples ou naïfs et aimaient les deux adolescents, et que leur amour leur rappelait le leur, ils semblaient le favoriser par un silence complice. Ils pensaient simplement qu’il suffisait que deux êtres s’aimassent pour que rien ne fût assez fort pour s’y opposer. »

(Sembène Ousmane, « Un amour de la Rue Sablonneuse » dans « Voltaïque », Editions Présence Africaine, 1962)

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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« Le bonheur naît de rien »

« On imagine des chocs spectaculaires pour le jaillissement du bonheur. On imagine des cadres coûteux pour son éclatement. Et le bonheur naît de rien, se nourrit de rien. On lui confère un prix énorme. Son acquisition paraît réclamer un prix fort. Et pourtant, le bonheur peut s’épanouir tout simplement dans un amphithéâtre d’université. Une épaule nue le déclenche. Quelques pas le livrent. Un quart de tour de tête ! L’oblique d’un visage ! Et des fluides se rejoignent pour recréer l’unité. Le couple naît. La mission millénaire s’ébauche. Un homme, une femme ici. Un homme, une femme ailleurs ! »

(Mariama Bâ, « Un chant écarlate », Nouvelles Editions Africaines du Sénégal [NEAS], réédition 2005. Première publication : 1981)

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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« Ne pas remettre l’éternité au lendemain »

« La vieille histoire. La vieille histoire entre le mâle et la femelle. Deux êtres dans un sombre tunnel et incapables de dire s’ils marchent côte à côte ou s’ils viennent l’un vers l’autre. Chaque pas dans les ténèbres dit des craintes et des contraintes. Que faire donc des anciens serments de loyauté un matin, sur le lit défait et joyeux, le lit qui exulte juste avant la tasse fumante de kinkéliba ? Lui revint en mémoire cette phrase d’un ami : les premiers mots qu’un homme dit à une femme sont toujours des bêtises… Et puis, il était arrivé à cet âge où, après avoir haï presque tout le monde avec force, on se sentait toujours un peu coupable et hypocrite de dire à qui que ce soit : je t’aime.

(…) Il la prit par la main et tout fut dit sans un mot. Leur décision était prise de ne pas remettre l’éternité au lendemain. »

(Boubacar Boris Diop, « Le Cavalier et son ombre », Nouvelles Editions Ivoiriennes [NEI], 1999. Première publication : Editions Stock, 1997)

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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Youssou Ndour, « C’est l’amour »

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Thaïs Diarra, « Kanu »

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C.S.

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