Musique du samedi 18 mai 2019 : Felwine Sarr et Dolé

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Je vous ai déjà parlé de Felwine Sarr et de son groupe de reggae Dolé, avec leur album « Les mots du récit », dans le billet musical du samedi 6 avril 2019.

A ce propos d’ailleurs, on a soufflé à l’oreille de mon petit doigt qui me l’a répété : le nombre de concerts donnés par Dolé est plus proche de 650 que des « 350 ou 400 » évoqués dans le texte d’avril.

Voilà qui est précisé.

« Les mots du récit » est le second album de Felwine « Andère » Sarr et Dolé. Il a été précédé de « Civilisation ou barbarie ».

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Dans le livret de ce premier album, la liste de ceux qui ont participé à sa réalisation comprend notamment Felwine « Andère » Sarr (lead vocal, guitares, percussions, paroles et musique), Alassane « Larry » Diagne (guitare basse), Christelle Ragu (choeur), Andrew Biyong (claviers, choeur), Papa Saliou Diop (claviers), Abdelali Elbraïe (batterie), Gregory « Greg » Robert (saxophone, harmonica).

(Photo : Coumba Sylla)
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« Civilisation ou barbarie » compte au total quinze titres, avec des textes écrits dans la seconde moitié des années 1990.

(Photo : Coumba Sylla)
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Quel dommage d’entendre combien certains des thèmes qu’il aborde demeurent d’une tragique actualité, près d’un quart de siècle après la rédaction des textes (et, à vrai dire, certaines situations dénoncées se sont aggravées, avec les ans…).

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Ce disant, je ne peux m’empêcher de penser à ces quelques mots récemment lus :

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Les chansons sont l’histoire d’un peuple. Vous pouvez apprendre plus sur les gens en écoutant leurs chansons que de toute autre manière, car dans les chansons s’expriment toutes les espérances et toutes les blessures, toutes les colères, toutes les craintes, tous les besoins et toutes les aspirations. »

John Steinbeck, en épigraphe à « Janjon et autres chants populaires du Mali » de Massa Makan Diabaté, Editions Présence Africaine, 1970 (réédition 1997).

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Extraits

Felwine Sarr & Dolé, « Testament »

« Si je venais à mourir, dites à mon fils qu’un coeur pur, c’est un coeur sans haine.

« Si je venais à mourir, dites à mon fils que la vraie force réside dans le pardon. »

(1997)

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Felwine Sarr & Dolé, « Alalou mboolo »

Extrait du livret :

« Cette chanson dénonce la mauvaise gestion et l’enrichissement illicite d’une race de dirigeants qui confondent deniers publics et biens privés. »

(1997)

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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Felwine Sarr & Dolé, « Je vis dans un pays »

« Je vis dans un pays où même la vie a pris peur et s’est enfuie quand on lui a dit : +N’as-tu pas compris qu’ici-bas tout a un prix ?+

Je vis dans un pays où l’on s’endette toute sa vie pour un pauvre abri.

Je vis dans un pays où les pauvres sont des pauvres d’esprit.

Je vis dans un pays où les pères n’ont plus de rêves à léguer. »

(1999)

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Felwine Sarr & Dolé, « Péripatéticienne »

« Pour la société, elle est une soupape de sécurité,

Je ne suis pas sûr, comme vous le dites, qu’elle manque d’humanité. »

(1997)

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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Coumba Sylla

@ Dakar

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