Lectures du vendredi 9 novembre 2018

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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EXTRAITS

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(Photo : Coumba Sylla)

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Naissance de Teste

« Teste fut engendré, – dans une chambre où Auguste Comte a passé ses premières années, – pendant une ère d’ivresse de ma volonté et parmi d’étranges excès de conscience de soi.

J’étais affecté du mal aigu de la précision. Je tendais à l’extrême du désir insensé de comprendre, et je cherchais en moi les points critiques de ma faculté d’attention. »

(Paul Valéry, préface au « Cycle de Monsieur Teste »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Dans les commencements de la vie réfléchie »

« La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglément combattues, ou aveuglément obéies. On ne peut pas concevoir, dans les commencements de la vie réfléchie, que seules les décisions arbitraires permettent à l’homme de fonder quoi que ce soit : langage, sociétés, connaissances, oeuvres de l’art. »

(Paul Valéry, préface au « Cycle de Monsieur Teste »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Pas fou, M. Teste

« L’incohérence d’un discours dépend de celui qui l’écoute. L’esprit me paraît ainsi fait qu’il ne peut être incohérent pour soi-même. Aussi me suis-je gardé de classer Teste parmi les fous. »

(Paul Valéry, « La soirée avec Monsieur Teste » dans « Le Cycle de Monsieur Teste »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Ce que nous pensons nous cache ce que nous sommes »

« Nous ne percevons jamais que par un accident tout ce que contient de stupidités l’existence d’une personne raisonnable. Nous ne pensons jamais que ce que nous pensons nous cache ce que nous sommes. »

(Paul Valéry, « Lettre de Madame Emilie Teste » dans « Le Cycle de Monsieur Teste »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Les images sont avant tout des messages »

« L’histoire des images débute au fond des cavernes, dans des grottes ornées de grands animaux et se poursuit sur les murs des monuments, sur les parchemins, puis sur des feuilles de papier, enfin des écrans. Les images se sont animées et se sont mises à parler.

Leur usage est multiple : elles ont servi de support aux religions, aux pouvoirs et aux savoirs. Elles accompagnent les récits ; elles servent à mémoriser, à informer, à se mettre en scène.

A vendre aussi.

Car les images sont avant tout des messages. C’est à ce titre qu’on leur attribue un pouvoir : le pouvoir des images est supposé supérieur à celui des mots. »

(Jean-François Dortier, « Un monde d’images », Sciences Humaines, grand dossier « Le pouvoir des images »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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L’imagination

« A l’origine des images, il existe une capacité mentale inédite dans le monde animal : l’imagination. Elle est à la source du langage, des techniques, de l’art, des pensées et des fictions. »

(Jean-François Dortier, « Au commencement était l’image », Sciences Humaines, grand dossier « Le pouvoir des images »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Petit film intérieur »

« La production d’images mentales est (…) à la source de l’activité cérébrale la plus banale qui soit : celle de nos pensées intimes. L’essentiel de cette production mentale que William James appelait le +flot de conscience+, ce petit film intérieur qui tourne en permanence du soir au matin (sous forme de rêves) et du matin au soir (sous forme de rêveries et de pensées intérieures).

L’imagination a métamorphosé l’espèce humaine. »

(Jean-François Dortier, « Au commencement était l’image », Sciences Humaines, grand dossier « Le pouvoir des images »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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De l’agrafe à l’avis imprimé

« C’est au 15e siècle, date de l’invention de l’imprimerie (1440), que le mot affiche, qui depuis le 12e siècle désignait une agrafe, prend son sens d’+avis imprimé+ sur une feuille de papier apposée sur une paroi. »

(Amélie Gastaut, « L’affiche, creuset de l’art et de la pub », Sciences Humaines, grand dossier « Le pouvoir des images »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Compulsion à photographier »

« Autrefois triées dans d’épais albums familiaux, nos photos personnelles sont aujourd’hui exposées sur Internet, au milieu de selfies et de banals clichés de nourriture. Mais qu’ils soient intimes ou abondamment partagés, nos albums photos demeurent avant tout un mode de communication.

(…)

Aujourd’hui, la photographie s’est tellement intégrée aux rituels familiaux qu’il n’y a plus d’anniversaire digne de ce nom sans photographies. Sans parler des mariages, qui comptent désormais presque autant de photographes que d’invités. De même qu’il n’y a pas de vacances réussies sans photo. L’arrivée sur le marché des appareils numériques, sans contraintes de pellicule, n’a fait que renforcer cette compulsion à photographier. »

(Sylvain Maresca, « Que sont devenus nos albums de photos ? », Sciences Humaines, grand dossier « Le pouvoir des images »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Coumba Sylla

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