Lecture du vendredi 5 juillet 2019 : magazine Sciences Humaines

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Extraits

« Repenser nos modèles » de famille

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Les historiens « ont découvert qu’en réalité, la famille nucléaire a toujours existé : dans l’Antiquité égyptienne, en Mésopotamie et dans nombre de sociétés sans Etat. De même, après vérification, il est apparu que le mariage d’amour n’était pas une exclusivité de la modernité. Pas plus d’ailleurs que l’affection des parents pour leurs enfants. Bref, à l’échelle de l’histoire, la famille nucléaire a été plus répandue qu’on ne l’avait imaginé.

(…) Le bouleversement actuel des familles nous pousse à repenser nos modèles. Mais l’histoire nous apprend que des modèles, il n’y en a peut-être jamais eu ! »

(Jean-François Dortier, « Il n’y a pas de famille modèle ! », magazine Sciences Humaines de juillet 2019)

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L’éducation ne prémunit pas contre toute forme de violence

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« L’affaire semble entendue : une bonne éducation réduit les risques qu’un enfant bascule dans la violence. Et pourtant… De nombreux terroristes, voire des génocidaires, ont bénéficié d’une bonne instruction ou d’un haut niveau d’étude. »

« (…) Oui, investir dans l’enseignement et l’éducation, et donc dans l’école, permet généralement de lutter contre la violence et de promouvoir la paix. (…) Pour autant, cela ne veut pas dire que l’éducation prémunisse absolument contre toute forme de violence. »

(Fabien Trécourt, « L’école n’adoucit pas toujours les moeurs », magazine Sciences Humaines de juillet 2019)

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Livre papier ou liseuse ?

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Divers tests ont (…) évalué le degré de compréhension du texte [une nouvelle de 28 pages donnée à lire sur une liseuse à un groupe, et sur un livre imprimé à un autre groupe], montrant peu d’écart entre les deux groupes. En revanche, des différences significatives ont été observées en ce qui a trait à la chronologie des événements décrits dans la nouvelle. Les lecteurs sur papier les situent mieux dans l’histoire que ceux sur liseuse. »

(Justine Canonne, « Lire sur papier ou sur liseuse ? », magazine Sciences Humaines de juillet 2019)

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Des jihadistes pas motivés par la religion

CS05072019-SciencesHumaines-005

« Le politiste Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur en science politique, rappelle que les jeunes jihadistes maliens ont surtout participé au conflit pour protéger leurs proches ou leurs activités économiques. Un de leurs leaders a même avoué que 80 % de ses combattants étaient des trafiquants de drogue et des contrebandiers. De même, parmi les combattants de Boko Haram détenus au Niger, un sur cinq seulement explique son engagement par un argument religieux. Les autres tentent de fuir la répression de l’armée ou entendent protester contre les injustices du gouvernement. Enfin, au Nigeria, la plupart des combattants ont rejoint le groupe jihadiste pour « suivre un ami », « gagner de l’argent » ou « s’élever dans la hiérarchie sociale ». A ces causes, M.-A. Pérouse de Montclos ajoute la déliquescence des services publics et la corruption. »

(Gaétane Poissonnier, « Les jihadistes du Sahel sont-ils des fous de Dieu ? », magazine Sciences Humaines de juillet 2019)

Sur le même sujet, voir aussi la « note d’analyse » de l’Institut d’études de sécurité (ISS, The Institute for Security Studies – groupe de réflexion) publiée en août 2016 :
Lori-Anne Théroux-Bénoni, William Assanvo et al., « Jeunes « djihadistes » au Mali : Guidés par la foi ou par les circonstances ? »
Selon l’ISS, ses « domaines de compétence sont la criminalité transnationale, la migration, la sécurité maritime et le développement, le maintien et la consolidation de la paix, la prévention de la criminalité et la justice pénale, l’analyse des conflits et la gouvernance ».

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« Que devient la famille ? »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Dossier coordonné par Hélène Frouard, magazine Sciences Humaines de juillet 2019.

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De « la famille patriarcale » à une sorte de « matriarcat psychique »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« A l’heure où les femmes sont actives et où engendrer est devenu un choix, de nouvelles contraintes pèsent sur les mères.

(…)

Selon les philosophes Marcel Gauchet ou Camille Froidevaux-Metterie, nous sommes confrontés à une véritable « révolution anthropologique » : nous sommes passés de la famille patriarcale à une forme de « matriarcat psychique » ou « culturel » dans lequel les mères sont devenues les véritables têtes de pont de la famille, autant du point de vue de la conception que de celui de sa gestion. »

(Martine Fournier, « Mères sous haute tension », magazine Sciences Humaines de juillet 2019)

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« Exister socialement » d’une autre manière

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Le célibat actuel s’inscrit en tout cas dans le cadre de reconfigurations profondes : il ne s’agit plus d’exister socialement en tant qu’époux ou épouse, chef ou mère de famille, mais en tant qu’individu maître de son existence. Pour autant, la question du célibat n’est pas une problématique contemporaine, liée à l’évolution récente de nos sociétés. »

(Justine Canonne, « Vivre sans enfant », magazine Sciences Humaines de juillet 2019)

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Coumba Sylla

@ Dakar

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