Lectures du vendredi 3 novembre 2017 : Abdoulaye Ascofaré, Luigi Pirandello

  • « Domestiquer le rêve » d’Abdoulaye Ascofaré (poèmes), Editions Imprimerie du Mali (EDIM), 1976.
Ascofare Reve 00 couv
(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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Traduction : Benjamin Crémieux.

Ce livre numérique est téléchargeable sur Ebooks libres et gratuits.

(Photo : Coumba Sylla)
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Extraits

(Photo : Coumba Sylla)
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Cauris désormais inutiles

(Photo : Coumba Sylla)
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« LE PRESAGE

Ici les cauris ne sont plus utiles désormais, dit le Poète. Ni même les statistiques d’ailleurs. On lit mieux l’Avenir en regardant les oiseaux migrateurs faire la morale aux hommes. »

(Abdoulaye Ascofaré, « Domestiquer le rêve »)

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« La Liberté noircie au feu de la sottise »

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« LA TROISIEME TRAITE

Ancien automate, aujourd’hui déclassé social, l’Ouvrier a vu le drame.

Et nous voici après l’Esclave
plus déshérité qu’une épave :
la Liberté noircie
au feu de la sottise
au goudron de la médiocrité
et à l’ordure du temps

nous voici
la corde du doute
et de la désespérance au cou

nous voici
prodiguant notre sang
au coeur dévoré dévorant
des chacals nos bourreaux
ils sont nos propres frères
nos amis ou nos enfants ! »

(Abdoulaye Ascofaré, « Domestiquer le rêve »)

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Coeurs en peine, en fête, de folie

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« TIERS-MONDE

Monde de fêtes
coeurs en peine

monde de peines
coeurs en fêtes

coeurs de folie
monde de naufrages »

(Abdoulaye Ascofaré, « Domestiquer le rêve »)

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« Ils ne nous aiment même pas »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« MESSIES

Ils se disent
bergers de notre foi
– ils ne nous aiment
même pas comme ils aiment
leurs chevaux

nous les croyons
sources de lumières
de vertus et de passions engageantes

nous les croyons gardiens de notre fraternité
– ils oublient la mort
et rien
que pour adorer la vie
leur vie »

(Abdoulaye Ascofaré, « Domestiquer le rêve »)

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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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« Tous de passage »

– Vous n’êtes pas de Costanova ?

– Non, je suis de passage.

– Eh, cher monsieur, nous sommes tous de passage.

(Luigi Pirandello, « Un imbécile »)

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« Un socialiste, mais il a des sous »

– Mazzarini, le député socialiste ?

– Oui, socialiste, je crois… Ici à Costanova, il avait tout le monde contre lui ; mais il a eu une grosse majorité dans les autres cantons et il a été élu. C’est un socialiste, mais il a des sous.

(Luigi Pirandello, « Un imbécile »)

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Costanova, le Nombril du monde

« Ah ! Cher monsieur, Costanova est un endroit de première importance. On peut dire que le monde entier gravite autour. Si vous vous mettez à la fenêtre et regardez le ciel, qu’est-ce que vous voyez ? Toutes les étoiles occupées à cligner de l’oeil du côté de Costanova. Il y a des gens qui prétendent qu’elles s’en moquent ; ne les croyez pas ; elles soupirent d’envie ; chaque étoile voudrait posséder une ville comme Costanova. »

(Luigi Pirandello, « Un imbécile »)

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Pas les instruments « de ta haine ou de celle d’un autre »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Tu voudrais que nous nous fassions les instruments, nous qui sommes au bord de la tombe, quand tout est déjà fini pour nous, de ta haine ou de celle d’un autre, de vos disputes de bouffons ; sinon, tu nous traites d’imbéciles ? »

(Luigi Pirandello, « Un imbécile »)

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(Photo : Coumba Sylla)
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Coumba Sylla

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