Lectures du vendredi 28 septembre 2018

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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EXTRAITS

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(Photo : Coumba Sylla)

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« C’est vous qui m’avez parlé, madame »

– Tu sais qu’il vaut mieux que tu ne parles pas trop avec des Blancs. De toute façon, après Saint-Louis, tu devras changer de place.

– Je sais, mais c’est vous qui m’avez parlé, madame.

(Arnaud Floc’h, « Emmett Till – Derniers jours d’une courte vie »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Bobo

« A Chicago, tout le monde m’appelle Bobo, Emmett Bobo Till Mobley ! »

(Arnaud Floc’h, « Emmett Till – Derniers jours d’une courte vie »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Toutes sortes d’inventions

– Il a été exécuté par l’armée parce qu’il avait violé une femme… du moins, c’est ce qu’on dit…

– Vous croyez que l’armée aurait inventé cette histoire ?

– Nous, les Noirs, on a tout vu en matière « d’invention » pour nous passer une corde au cou.

(Arnaud Floc’h, « Emmett Till – Derniers jours d’une courte vie »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Tordus ! »

– Mon oncle, les gens d’ici ont l’air plutôt tordus. A l’avant-dernière gare, ils m’ont obligé à changer de wagon ! Un compartiment où y avait que des Noirs. Tu comprends ça, toi ?

– Non, mais c’est comme ça, mon gars…

– C’est bien ce que je dis : ils sont tordus !

(Arnaud Floc’h, « Emmett Till – Derniers jours d’une courte vie »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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« Beaux bruits nocturnes »

« La nuit, la nature ne nous restitue que ses bruits à elle. Ceux des oppossums, des grillons, les beaux bruits nocturnes… Les autres, c’est comme si elle les avalait d’un trait. »

(Arnaud Floc’h, « Emmett Till – Derniers jours d’une courte vie »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

Sur ce sujet, voir notamment :

« L’affaire Emmett Till ressurgit aux Etats-Unis, 63 ans après le meurtre » – Courrier international, 13 juillet 2018.

« Assassinat d’Emmett Till aux [Etats-Unis] : la femme à l’origine de l’expédition punitive admet avoir menti » : France Info, 31 janvier 2017.

VIDEO. « The Murder of Emmett Till | Emmett Till’s Mother Speaks », en anglais, sur Public Broadcasting Service (PBS, réseau public de télévisions aux Etats-Unis). Extrait d’un documentaire consacré au meurtre d’Emmett Till diffusé sur PBS en janvier 2003.

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(Photo : Coumba Sylla)

« La moquerie de la mort »

« Il n’y a rien qui me donne plus de ravissement, en matière de littérature, de théâtre, de cinéma, de bande dessinée, de tout ce qu’on voudra dans l’ordre de la création humaine, que l’humour noir, c’est-à-dire que la moquerie de la mort. C’est la seule revanche possible sur cette saloperie, on ne va pas s’en priver ! »

(Dominique Noguez, avant-propos de « Ouverture des veines et autres distractions »)

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Heures indistinctes

« Il me plaisait par-dessus tout qu’aucune sonnerie de réveil ne vienne plus me vriller le matin les oreilles et j’adorais ces heures sans minutes où l’on ne sait plus si c’est le soir ou le matin. Mon lit redevenait définitivement le royaume obscur et tiède dont chaque aube, avant, m’avait dépossédé. »

(Dominique Noguez, « Maladies » dans « Ouverture des veines et autres distractions »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Incertitude effrayante

« … il [le mal] peut frapper n’importe quand. Je l’attends – et c’est trop peu de dire que mon plaisir en est gâché : cette incertitude m’effraie. J’ai horreur du mal qui couve. Tout ce que je sais, c’est que je vais mourir. »

(Dominique Noguez, « Maladies » dans « Ouverture des veines et autres distractions »)

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« Toutes ces chienneries sociales »

« La littérature (est-ce que cela se dit encore ?), oui j’y ai cru comme les bons enfants qui veulent devenir conducteurs de trains électriques ou explorateurs, quand ce n’est pas pompiers. Cela se règle en général avec une panoplie et les jeux dans les chambres ou l’été, le soir, dans les sureaux des terrains vagues. J’ai eu ma panoplie, j’ai joué. Me suis vite essoufflé. Les post-Balzac, Upton, Sinclair, toutes ces chienneries sociales – jusques et y compris les amusements au magnétophone (voyez Lewis, Capote) – les néogadgets à la Roussel ou à la Mallarmé, la pêche en eaux troubles (délicatement troubles, ne pas trop se salir) genre Sarraute et tous ceux qui s’en remettent pas de venir après Dostoïevski et Proust, vraiment, si c’est là le siècle ! La fenêtre ! »

(Dominique Noguez, « Barbituriques (Nouvelles lettres à Angèle) » dans « Ouverture des veines et autres distractions »)

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Pas ivre, écrivain

« Je vais me marier. (Avec vous.) Stop, je demande le divorce ! (Vous êtes bien eue.) Si je suis saoul ? Raté, je ne bois plus. J’écris (c’est un peu pareil). »

(Dominique Noguez, « Barbituriques (Nouvelles lettres à Angèle) » dans « Ouverture des veines et autres distractions »)

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(Photo : Coumba Sylla)

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Coumba Sylla

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