Musique du samedi 26 janvier 2019 : Viviane Chidid

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Viviane Chidid est une chanteuse sénégalaise ayant des origines libanaises (par son père) et mauritano-maliennes (par sa mère).

Elle est née à Mbour (environ 80 km de Dakar), selon sa biographie sur Afrisson, le 8 mars 1972. Une date différente, le 19 septembre 1973, figure sur sa fiche Wikipédia. Malheureusement, son site officiel ne permet pas de trancher : jusqu’à ce 26 janvier 2019 au soir, impossible d’y trouver des éléments de sa biographie autres que « chanteuse sénégalaise de mbalax et de R&B ». J’espère que ceux qui l’animent y remédieront. Un site officiel d’un(e) artiste sans sa biographie – et, par ailleurs, sans aucun contact pour son entourage -, c’est saugrenu.

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Viviane Chidid a été choriste de Youssou Ndour, au sein du Super Etoile, avant de se lancer dans une carrière solo.

Comme l’indique son site officiel, sa musique est faite non seulement du style percussif omniprésent au Sénégal, le mbalax

[Certains écrivent « mbalakh ». En wolof, le X (ou le KH) se prononce comme la jota, le J espagnol. Des bambaraphones, ayant un peu de mal avec ce son, ont tendance à le prononcer comme K :  « mbalak » (mbalax »), « kaalis » (« xaalis », argent) ou « karit » (« xarit », ami/e).]

Extrait du livret
Extrait du livret « Dites-le en wolof ! », par Ababacar Guèye, Editions Projet Lakki Reew mi, 2009. (Photo : Coumba Sylla)

… mais aussi de RnB. A quoi s’est ajoutée, ces dernières années, une déclinaison de cette vague musicale imposée à nos oreilles, semble-t-il, par des Nigérians dynamiques et conquérants (la « pop naija » ?), audible dans beaucoup de pays africains et que certains, faute de mieux, nomment « afropop ». (C’est tellement vaste, « l’afropop », si divers…)

La discographie de Viviane Chidid comprend plusieurs albums à elle-même – douze, selon son site (que je ne contredis pas, puisque je ne suis pas sa carrière de près. Cependant, pour « Man Diarra », l’année de sortie indiquée est 2006, mais j’ai acheté l’album en 2005. Le même site identifie l’album comme « Mame Diarra »…) – et des collaborations multiples avec plusieurs artistes.

(Capture du site officiel de Viviane Chidid.)
(Capture du site officiel de Viviane Chidid.)

En faisant des recherches sur la production de la chanteuse, vous la trouverez identifiée comme « Viviane » tout court ; « Viviane Ndour » / « Viviane N’Dour » – parce qu’elle a été l’épouse d’un frère cadet de Youssou Ndour, Bouba Ndour, qui fut par ailleurs son manager et producteur – ou encore Viviane Chidid, selon la période. Le label Whatawhat a été fondé par Bouba Ndour.

Comme mentionné plus haut, « Man Diarra » comprend deux CDs, douze titres au total. On y retrouve des adaptations à la sauce locale de certains morceaux à succès d’autres artistes.

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Le premier CD est composé de six morceaux de mbalax dont « Tama ji », où s’entend « Je t’aime » de la Belgo-Canadienne Lara Fabian.

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Le second CD est fait de six titres de RnB, en collaboration avec plusieurs artistes hip-hop incluant le Sénégalo-Américain Akon et le Français Monsieur R. ainsi que les Maliens Lassy King Massassy et Tata Pound. (Ah, Tata Pound !)

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Pour la musique et les actualités de Viviane Chidid, voir son site officiel, sa page Facebook, son compte Twitter ou sa chaîne YouTube.

[J’écris ce billet en pensant à ma tante, Awa Bouaré épouse (Alou) Sall, décédée le 24 janvier 2019 à Bamako.

Chaque fois que je rentrais au Mali et que j’allais saluer dans « la grande famille », à Bolibana, son mari, un des frères aînés de ma mère, faisait mine de me demander discrètement des nouvelles de Viviane Chidid, disant que c’est sa chérie mais qu’il ne peut pas parler d’elle à haute voix pour ne pas rendre ma tante jalouse. Et, de temps à autre, il esquissait des pas de sabar – ce fut le cas encore, au début de ce mois (et il se débrouille bien, tonton Alou !). Quand tantie Awa était dans les parages, elle faisait semblant d’être menaçante ou secouait la tête : « Encore cette histoire bidon ! ». Cela nous amusait toujours.

Ala ka i da yɔrɔ sumaya, « tant’Awa ». Ala ka yafa kɛ i ma, ka hinɛ an ka taa baw bɛɛ la !]

*****

Extraits

Viviane, « Kagn laa lay guiss »

¤¤¤

Viviane, « Tama ji »

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Viviane & Overdoze, « Legalize »

¤¤¤

Viviane, King Massassy & Tata Pound, « Obibolo » [O b’i bolo]

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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Coumba Sylla

@ Dakar

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