Lectures du vendredi 22 juin 2018

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)

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EXTRAITS

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(Photo : Coumba Sylla)

« Behind the Wall » [online version: « The Diplomat Who Quit the Trump Administration »] by Jon Lee Anderson, The New Yorker, May 28, 2018.

« John Feeley, the Ambassador to Panama and a former Marine helicopter pilot, is not averse to strong language, but he was nevertheless startled by his first encounter with President Donald Trump. »
« +In private, he is exactly like he is on TV, except that he doesn’t curse in public,+ he told me. Feeley sensed that Trump saw every unknown person as a threat, and that his first instinct was to annihilate that threat. +He’s like a velociraptor,+ he said. +He has to be boss, and if you don’t show him deference he kills you.+ »

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« Les limites d’une révolution culturelle », par Laura Kipnis dans Books n°89, mai-juin 2018, dossier « Femmes et pouvoir ». Accès payant à l’intégralité de l’article. Selon Books, texte paru à l’origine dans The New York Review of Books le 21 décembre 2017 [sous le titre « Kick Against the Pricks »].

« On répète en ce moment comme un mantra que le harcèlement sexuel n’est pas une question de sexe mais de pouvoir. Je me demande si cela n’est pas un peu court : l’homme qui n’arrête pas de parler de sexe est-il un homme convaincu de son pouvoir ou bien un homme qui essaie désespérément de vous impressionner par ses prouesses ? Ne pas remarquer la précarité du pouvoir encourage la soumission, surtout chez les femmes prises pour cibles. »

Harvey Weinstein « jouait sur la peur qu’ont les femmes de faire une scène ou de s’opposer frontalement à un homme. Celles qui ne se sont pas laissé intimider [par lui] semblent s’en être mieux sorties. L’actrice Lupita Nyong’o a raconté plusieurs de ses rencontres [avec lui] dans un article du New York Times. Quand il sortait son jeu habituel, elle refusait de jouer le rôle qu’il attendait d’elle. Par exemple, s’il lui proposait de la masser, elle inversait les rôles et lui faisait elle-même un massage, gardant ainsi le contrôle de la situation. Quand il tentait d’enlever son pantalon, elle marchait vers la porte, sans lui donner la satisfaction de paraître intimidée. Elle semble avoir compris que Weinstein avait peut-être un pouvoir sur sa carrière, mais pas sur elle-même : faire cette distinction lui a donné une plus grande marge de manoeuvre pour se sortir d’un mauvais pas. »

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◊ Ngugi wa Thiong’o, « Décoloniser l’esprit », 1986.

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(Photo : Coumba Sylla)

« Chaque langue en tant que culture est la mémoire de l’expérience collective d’un peuple à travers l’histoire. Pas de culture sans langue pour permettre son apparition, sa croissance, sa sédimentation, son explicitation et sa transmission de génération en génération.
Toute culture est le produit d’une histoire, qu’elle reflète à sa façon, et de rapports entre êtres humains unis pour créer de la richesse et se la répartir. Mais la culture n’est pas seulement le reflet de ces rapports : elle les reflète à travers des images et des représentations du monde, si bien que la langue en tant que culture joue aussi ce rôle : celui d’un générateur de représentations dans l’esprit de l’enfant. Notre perception de nous-mêmes en tant que peuple, individuellement et collectivement, repose sur ces images et ces représentations qui continuent parfois d’être en accord avec le monde et le cadre où elles sont apparues, mais parfois ne le sont plus. »

Coumba Sylla

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