Musique du samedi 1er septembre 2018 : Nènè Souragassi

(*) Variantes orthographiques : « Néné », « Sourakassi », « Sourakasé ».

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(Photo : Coumba Sylla)

Je suis tombée sur ce CD il y a quelques semaines chez Assane Kane, disquaire sénégalais (Torobee Distribution) qui a son stand dans l’enceinte de l’Institut français (ex-Centre culturel français) de Dakar. Il travaille notamment avec Abdou Sall. L’un, l’autre ou les deux peuvent également être vus avec un stock de musiques (CD, vinyles) et de produits dérivés aux abords des théâtres d’évènements musicaux majeurs au Sénégal, comme le festival de jazz de Saint-Louis. Les contacts de Kane sont ici.

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(Photo : Coumba Sylla)

C’est en écrivant ce billet que je réalise que je ne connais pas grand-chose de Nènè Souragassi, chanteuse malienne que je regardais à la télévision publique malienne ORTM juste comme ça, en passant, dans les années 1990. Pas seulement « juste comme ça, en passant », en réalité : elle avait une sorte d’élégance naturelle, de grâce retenue, qui la faisait sortir du lot de ses consoeurs de même génération peuplant les ondes, à l’époque, de leurs envolées mélodieuses (ou pas vraiment mélodieuses, pour certaines). On ne pouvait pas ne pas la remarquer. Deux décennies plus tard, voilà que je me retrouve emportée – et rendue quelque peu nostalgique – par sa musique. Kɔrɔ ka baara do (c’est l’oeuvre du temps qui passe)…

On peut cependant trouver des éléments sur son parcours dans un entretien publié en septembre 2009 par Bamako Hebdo et repris par Maliweb. Extrait :

« Je suis une nyamakala kassonké, artiste musicienne originaire de Ségou [centre du Mali], précisément de Kintan, localité située à 7 kilomètres de Barouéli. »
« Dans les années [19]90, j’ai mis sur le marché mon premier disque +Doua San+, une œuvre arrangée par Fodé Baro et Moriba Koïta, produit par Richard Soudana. Ensuite, +Aw ni sou+ et +Mama la+. »

Au Mali, les nyamakalaw [ɲamakalaw] sont des personnes de caste, une division sociale que l’on retrouve dans divers groupes ethniques dont celui des Kassonké (ou Khassonké, le « kh » étant prononcé comme le j en espagnol).

Chez les Kassonké, les nyamakala comprennent les numuw (ou numunw, les forgerons – singulier : numu ou numun), les garankéw (les coordonniers – singulier : garanké), les kouléw ou kakhéw (les travailleurs du bois – singulier : koulé, kakhé), les mabow (« louangeurs » – singulier : mabo) et les dialiw (ou jeliw, griots – singulier : diali ou jeli), d’après « Groupes ethniques au Mali » de Bokar N’Diaye (Editions populaires, Bamako, 1970, collection « Hier »).

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(Bokar N’Diaye, « Groupes ethniques au Mali », Editions populaires, 1970 – Photo : Coumba Sylla)

« Doua San » comporte onze titres, incluant des versions différentes de certaines chansons.

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(Photo : Coumba Sylla)

Dont :

« Doua san »

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« N’na ta i fè »

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« Sindjiya »

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« (A) Ka dogo Allah yé »

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(Photo : Coumba Sylla)

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Coumba Sylla

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Au-delà de cet album…

Nènè Souragassi, « Den gnouman »

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Nènè Souragassi, « Moussolou »

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C.S.

 

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