Lectures du vendredi 18 décembre 2020 : Jack London, Moustapha Bello Marka

(Photo : Coumba Sylla)
  • « Ce Spot », de Jack London, Editions BNR (Bibliothèque Numérique Romande), 2019.
    Traduction : Paul Gruyer, Louis Postif.
    Version d’origine parue en 1910 en anglais, en 1923 en français.
(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Pistes de lectures de Jack London ou concernant cet auteur ici.

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  • « Karami et le cerceau », par Moustapha Bello Marka (texte) et Boukari Mamadou (dessins), co-édition NIN (Nouvelle Imprimerie du Niger) / EDICEF, collection Le Caméléon vert, 2004 (réimpression de 2016).
(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Extraits

Sa « stupidité apparente », « un raffinement de son esprit »

(Photo : Coumba Sylla)

« Les apparences d’un excellent chien, il [Spot] les avait vraiment toutes. (…) On eût juré, rien qu’en le regardant, qu’il était capable de faire, à lui seul, la besogne de trois chiens de son poids et de sa taille.

Peut-être en était-il réellement capable. Mais ce n’est qu’une supposition gratuite, je n’en ai jamais eu la preuve. Son intelligence et sa volonté ne s’exerçaient pas dans ce sens.

Il s’entendait beaucoup plus à voler et à piller. Oh ! là, il excellait. Il avait un instinct tout à fait surprenant pour deviner quand il y avait à faire quelque travail. Et il se défilait en hâte. Il avait, dans ces occasions, le génie de se perdre et de demeurer perdu. Mais, pour le travail, toute son intelligence tombait soudain. Il devenait un être stupide, plus mou que du beurre, qui tremblait sur ses pattes, à vous faire saigner le coeur.

Cette stupidité apparente était, je l’ai toujours cru, un raffinement de son esprit. A l’instar de certains hommes (j’en connais ainsi un certain nombre), il estimait le travail une chose beaucoup trop vulgaire pour qu’il daignât s’y astreindre. Après avoir pesé le pour et le contre, il conclut, j’imagine, qu’une raclée de temps à autre, et pas de travail, valait infiniment mieux que n’être pas battu et travailler toujours. »

(Jack London, « Ce Spot »)

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« Le lancer sur le toit, comme un objet inutile ! »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Karami s’en va chez la marchande de tomates au coin de la rue.

Il est triste sans son cerceau, ce cheval de vent qui lui fait si souvent gagner les courses entre copains.

Et voici que sa mère menace de le lancer sur le toit, comme un objet inutile ! »

(Moustapha Bello Marka, « Karami et le cerceau »)

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Coumba Sylla

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