Musique du samedi 6 juillet 2019 : une compil’ insupportable (travail en cours)

AVERTISSEMENT : Ce billet ne convient pas aux oreilles sensibles.

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  • Compilation insupportable « Bam ! Bong ! Tap ! Bzzzzzzzz ! Kling ! Boum »

Divers « artistes » contribuent à cet album. Un long, trèès, trèèèès loooong album dont la réalisation, commencée en décembre 2018, se poursuit dans un studio qui est près de chez moi. En réalité, très, trèès, trèèèès près de chez moi, puisque c’est au-dessus de l’appartement que j’occupe.

Label : Ils auraient dû m’avertir.

Date prévue de sortie : Ils ont dit août 2019 (auparavant, c’était « bientôt », puis « bientôt incha’Allah », ensuite « très bientôt », et après « en juin »).

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Morceaux choisis

Samedi 6 juillet 2019 vers 11H40 GMT

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Samedi 6 juillet 2019 vers 15H00 GMT

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Samedi 6 juillet 2019 peu avant 17H00 GMT

(Je suis allée voir les « faiseurs de sons » vers 18H30 pour leur faire comprendre qu’il était peut-être temps de mettre fin à la session du jour…)

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Une idée des « productions » de la veille ?

Vendredi 5 juillet 2019, vers 11H30 GMT

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Et des « productions » de l’avant-veille ?

Jeudi 4 juillet 2019 vers 12H30 GMT

C’est rageant, n’est-ce pas ? Je ne le sais que trop…

… mais patience, j’ai un petit dernier pour la route, comme on dit.

Car la générosité des « artistes » sollicités par les producteurs semblant sans limite, il y a même des séances nocturnes, sur l’album. Comme celle qui a commencé le lundi 1er juillet 2019 vers 23H30 et a pris fin le mardi 2 juillet 2019 vers 03H00 du matin.

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(Photo : Coumba Sylla)

(23H30-03H00 du matin, n’est-ce pas la meilleure fourchette horaire pour ramasser des déchets de chantier sous les fenêtres des gens ?)

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Lundi 1er juillet 2019 vers 23H30 GMT, donc

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Comme l’a dit Henri Roorda, dommage que nous ayons été dotés de paupières pour nos yeux et pas pour nos oreilles…

« Nos yeux ont des paupières. Dès que nous le voulons, il nous est loisible de fermer les yeux et de nous réfugier dans la nuit. Mais nos oreilles n’ont pas de paupières ; et, dans les circonstances ordinaires de notre vie, nous sommes condamnés, bon gré mal gré, à entendre le bruit que font les hommes.

Je ne veux pas critiquer la Nature. Elle a fait ce qu’elle a pu. Elle a fait beaucoup. Plusieurs fois par jour, je lui envoie l’expression muette de mon admiration. Je me demande seulement si c’est volontairement ou par étourderie qu’elle nous a donné des oreilles sans paupières. »

Henri Roorda, « Nos oreilles n’ont pas de paupières » dans « Le roseau pensotant », 1923 – Domaine public. Réédité par l’association Les Bourlapapey et la Bibliothèque numérique romande, BNR

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Plus sérieusement, nos environnements de plus en plus bruyants – à domicile, dans les transports/la circulation, au travail – nuisent à notre santé et à notre équilibre (et là, j’entends certains répéter leur antienne à deux francs maliens, « Oh, mais c’est une histoire de Blancs, ça ! ». NON, ça ne l’est pas !). La littérature (sérieuse comme plus légère) est assez abondante sur le sujet pour laisser prospérer ces sottises. (Non mais !)

« Au-delà de 85 décibels, les bruits – de la tondeuse à gazon à la circulation automobile et la musique assourdissante – nuisent à votre audition, surtout quand l’exposition est prolongée, intense et répétée. Ils endommagent ou détruisent les cellules ciliées de l’oreille interne qui transmettent les signaux sonores au cerveau.

Plus le bruit est fort, plus il convient de réduire le temps pendant lequel on y est exposé afin d’éviter les dégâts. Gardez à l’esprit ce point de repère : quand il est nécessaire d’élever la voix pour être entendu par un interlocuteur se trouvant à moins d’un mètre, le risque de dommages est réel. »

« Ne faites pas la sourde oreille », par Samantha Rideout avec Jeanne Moncada, Sélection Reader’s Digest, mai 2019

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Alors, à bon entendeur…

… euh…

… c’est quoi la suite, déjà ? (Avec tout ça, j’ai récolté une migraine permanente et souvent exubérante. Elle est accompagnée ce soir de son amie la barre frontale que quelqu’un utilise, je crois, pour faire de la pole dance horizontale…)

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Coumba Sylla

@ Dakar

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Addendum

Un article intéressant à lire , même s’il date de 2017 et se focalise sur le Québec et le Canada (normal, pour un article publié par un magazine canadien) : « Le silence est-il un luxe ? », par Catherine Dubé, L’Actualité, 8 août 2017.

« … le bruit peut rendre malade.

L’audition a, entre autres fonctions, celle de repérer les dangers potentiels dans notre environnement immédiat. Il suffit d’entendre un crissement de pneus sur la chaussée – assorti ou non d’un coup de klaxon – pour ressentir la décharge d’adrénaline et d’hormones de stress qui se déversent dans nos veines et accélèrent notre rythme cardiaque. Un son de plus faible intensité, comme celui du grondement constant de la circulation, même sans crissement de pneus, déclenche la même réaction de stress dans l’organisme, avec simplement moins d’amplitude. On ne la ressent pas distinctement, mais à la longue, cela finit par user le système nerveux.

« Certains disent qu’ils se sont habitués au bruit de la circulation. Psychologiquement, on peut essayer de s’en convaincre. Mais le corps, lui, ne s’habitue pas », dit Richard Martin, conseiller scientifique à l’INSPQ [Institut national de santé publique du Québec].

Inodore et incolore, le bruit est une source de pollution pernicieuse. Lorsqu’il s’infiltre dans les appartements mal insonorisés construits le long d’un boulevard, par exemple, il suffit à augmenter le risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires de leurs malheureux occupants.

(…)

La santé mentale finit par être affectée quand le brouhaha se répète jour après jour. Le lien entre le bruit environnemental, l’anxiété et la dépression a été confirmé par des études. Les chercheurs ignorent cependant si c’est le vacarme qui augmente l »anxiété et la dépression ou bien si ce sont les personnes atteintes de ces maux qui perçoivent, plus que les autres, le bruit comme une agression. »

Il faudrait « … tenir compte de l’acoustique dès la conception d’un lieu. « Sur une place publique ou dans un parc, une fontaine pourra masquer les bruits de la circulation », explique Daniel Steele, spécialiste du design urbain. Le choix des matériaux est également primordial ; du bois et de la végétation absorberont le bruit, alors que du pavé et du métal l’amplifieront dans un lieu où on souhaite de l’animation. »

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