Lectures du vendredi 28 décembre 2018 : Italo Calvino, Marouba Fall

(Photo : Coumba Sylla)
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Traduction : Juliette Bertrand, Mario Fusco. Première parution en français : Editions Albin Michel, 1955. Version originale, « Il visconte dimezzato », publiée en 1952.

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(Photo : Coumba Sylla)
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  • « La méprise », pièce de théâtre suivie d’une communication sur « La sexualité en milieu éducatif », de Marouba Fall, Editions Ruba, 2015.
(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)

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Extraits

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(Photo : Coumba Sylla)

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Voir ses ennemis en vrai

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(Photo : Coumba Sylla)

« Rien ne plaît autant aux hommes que d’avoir des ennemis, puis de voir s’ils sont réellement tels qu’on les imaginait. »

(Italo Calvino, « Le vicomte pourfendu »)

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Chacun avec sa religion et sa conscience

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(Photo : Coumba Sylla)

– Vous pouvez me convertir ?

– J’ai oublié trop de choses de notre religion pour que je puisse oser convertir quelqu’un. Je resterai dans mes terres avec ma conscience. Vous, dans les vôtres, avec la vôtre.

(Italo Calvino, « Le vicomte pourfendu »)

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« La main sûre » pour faire le mal

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(Photo : Coumba Sylla)

« Toute rencontre de deux êtres dans le monde les fait se déchirer. Viens avec moi ; je connais ce mal et tu seras plus en sécurité qu’avec n’importe qui d’autre. Parce que moi, je fais du mal comme tout le monde en fait ; mais, à la différence des autres, j’ai la main sûre. »

(Italo Calvino, « Le vicomte pourfendu »)

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Empathie exacerbée

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Je sais ce que cela veut dire que d’être une moitié d’homme. (…) C’est l’avantage d’être pourfendu , que de comprendre dans chaque personne et dans chaque chose la peine que chaque être et chaque chose ressentent d’être incomplets. J’étais entier, je ne comprenais pas. J’évoluais, sourd et incommunicable parmi les douleurs et les blessures semées partout, là même où un être entier ne saurait l’imaginer. Ce n’est pas moi seul, Paméla, qui suis écartelé, pourfendu, mais toi aussi, nous tous. Et maintenant je sens une fraternité qu’avant, lorsque j’étais entier, je ne connaissais pas. Une fraternité qui me lie à toutes les mutilations, toutes les carences du monde. »

(Italo Calvino, « Le vicomte pourfendu »)

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(Photo : Coumba Sylla)
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La prévention, premier remède

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

– Il y a des choses difficiles à accepter quand elles nous arrivent, à nous.

– Tu as deviné le fond de ma pensée. Comment cela a-t-il pu m’arriver, à moi ?

– Une maladie n’épargne que les gens qui savent la prévenir. Le (plus) drôle, c’est que chacun de nous imagine que le mal ne concerne que l’autre.

(Marouba Fall, « La méprise »)

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Ce que deviennent nos chers disparus

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(Photo : Coumba Sylla)

« Ceux qui meurent ne pourrissent pas dans les ténèbres telluriques. S’ils ont bien vécu, ils deviennent des graines dans la conscience et la mémoire des Vivants qui défileront sous les astres jusqu’à la fin des temps. »

(Marouba Fall, « La méprise »)

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En quête de « complétude humaine »

(Photo : Coumba Sylla)
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« Je cherche une moitié pour accéder à la complétude humaine… »

(Marouba Fall, « La méprise »)

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« Lis dans mes yeux »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

– Ne sais-tu pas que quand on aime vraiment, on a toujours peur ?

– Je ne ressens rien de semblable à la peur.

– Tu es trop pure, Léna. Mais les poètes ne parlent pas gratuitement du Destin jaloux.

– Le Destin jaloux ?

– Le Destin est comme un garde-chiourme. Il doit veiller à ce que les humains ne goûtent jamais au bonheur parfait sur la terre où ils doivent vivre ainsi que des forçats.

– Les poètes que tu lis sont de piètres apôtres.

– Tous les livres sont d’accord avec eux.

– Laisse les Livres et lis dans mes yeux.

(Marouba Fall, « La méprise »)

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(Photo : Coumba Sylla)
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Coumba Sylla

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