Lectures du vendredi 21 décembre 2018 : Alfred Jarry, Sciences Humaines

(Photo : Coumba Sylla)
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Téléchargeable sur le site de la BNR (au format PDF notamment). En accès libre sur Wikisource.

CS21122018-003
(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)
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Extraits

(Photo : Coumba Sylla)
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« Ce cul, je voudrais l’installer sur un trône »

(Photo : Coumba Sylla)
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Père Ubu – De par ma chandelle verte, le roi Venceslas est encore bien vivant ; et même en admettant qu’il meure, n’a-t-il pas des légions d’enfants ?

Mère Ubu – Qui t’empêche de massacrer toute la famille et de te mettre à leur place ?

Père Ubu – Ah ! Mère Ubu, vous me faites injure et vous allez passer tout à l’heure par la casserole.

Mère Ubu – Eh ! pauvre malheureux, si je passais par la casserole, qui te raccommoderait tes fonds de culotte ?

Père Ubu – Eh vraiment ! Et puis après ? N’ai-je pas un cul comme les autres ?

Mère Ubu – A ta place, ce cul, je voudrais l’installer sur un trône. Tu pourrais augmenter indéfiniment tes richesses, manger fort souvent de l’andouille et rouler carrosse par les rues.

(Alfred Jarry, « Ubu roi »)

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Plutôt « maigre et brave rat » que « méchant et gras chat »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Père Ubu – Oh non ! Moi, capitaine de dragons, massacrer le roi de Pologne ! Plutôt mourir !

Mère Ubu (à part) – Oh ! Merdre ! (Haut.) Ainsi tu vas rester gueux comme un rat, Père Ubu.

Père Ubu – Ventrebleu, de par ma chandelle verte, j’aime mieux être gueux comme un maigre et brave rat que riche comme un méchant et gras chat.

(Alfred Jarry, « Ubu roi »)

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« Tu es bien laide aujourd’hui »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

Mère Ubu – Eh ! Nos invités sont bien en retard.

Père Ubu – Oui, de par ma chandelle verte. Je crève de faim. Mère Ubu, tu es bien laide aujourd’hui. Est-ce parce que nous avons du monde ?

Mère Ubu (haussant les épaules) – Merdre.

(Alfred Jarry, « Ubu roi »)

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« Chacun son goût »

(Photo : Coumba Sylla)
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Père Ubu – Eh bien, capitaine, avez-vous bien dîné ?

Capitaine Bordure – Fort bien, monsieur, sauf la merdre.

Père Ubu – Eh ! La merdre n’était pas mauvaise.

Mère Ubu – Chacun son goût.

(Alfred Jarry, « Ubu roi »)

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(Photo : Coumba Sylla)
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Hacher les tâches rébarbatives

« C’est un vieux truc de coureur de fond. Dans les moments difficiles, il faut éviter de penser au trajet à accomplir (cela démoralise et coupe les jambes), mais plutôt se concentrer sur de petits objectifs : le prochain virage ou l’arbre à portée de vue. Transposé au travail, cela consiste à découper les tâches rébarbatives ou monumentales en petites séquences faciles à affronter.

(…) En dernier ressort, quand on manque justement de ressort, faire appel à cette ressource humaine fondamentale qu’est l’imagination reste une façon, parmi bien d’autres, pour régénérer sa motivation et se réinventer. »

(Jean-François Dortier, « Comment repartir du bon pied… » dans Sciences Humaines de novembre 2018)

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Il peut être bon de prendre le large

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Pourquoi travaille-t-on ? D’abord, pour gagner sa vie (payer son loyer, remplir son frigo, se soigner, nourrir sa famille et s’offrir des distractions). C’est mieux de le faire avec un job qui nous convient et que l’on a choisi : c’est ce que les psychologues nomment +motivations intrinsèques+. Autant travailler, aussi, avec des gens avec qui l’on se plaît : c’est un motif central du plaisir au travail.

Mais il est rare que l’on coche toutes les cases : un bon salaire, un métier épanouissant et des collègues formidables… Et lorsque ces attentes sont frustrées, la motivation peut rapidement s’émousser. »

« Quand le ressort est cassé, il peut être bon d’aller voir ailleurs. »

(Achille Weinberg, « Quand le coeur n’y est plus… que faire ? » dans Sciences Humaines de novembre 2018)

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Souris solitaires ou exploratrices

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(Photo : Coumba Sylla)

« Dans une cité expérimentale d’une dizaine de souris, les chercheurs ont tout d’abord observé des particularités individuelles s’exprimant spontanément : certaines souris étaient solitaires, d’autres sociables, leaders, suiveuses, ou encore exploratrices. Ils ont ensuite observé le comportement de ces animaux dans un labyrinthe menant, selon les cas, vers un récipient d’eau normale, un récipient d’eau sucrée, ou encore un récipient vide. »

(Marc Olano, « Les souris sont des moutons » dans Sciences Humaines de novembre 2018)

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Un bon stress ?

(Photo : Coumba Sylla)
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« Le stress développerait la capacité à évaluer et anticiper les dangers, grâce à une meilleure prise en compte des informations négatives. Toutefois, dans un environnement paisible et rassurant, cette vigilance s’avère superflue. L’optimisme reprend alors le dessus, nous garantissant heureusement une certaine paix de l’esprit ! »

(Diane Galbaud, « Quand le stress nous protège » dans Sciences Humaines de novembre 2018)

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(Photo : Coumba Sylla)
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Coumba Sylla

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