Lectures du vendredi 23 août 2019 : Véronique Tadjo, Birago Diop

Publié à l’origine aux Editions Hatier / Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT, ancêtre de l’Organisation Internationale de la Francophonie – OIF), collection Monde Noir Poche, 1984.

Prix littéraire 1983 de l’ACCT.

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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A propos de l’auteure…

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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(Photo : Coumba Sylla)
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A propos de l’auteur…

(Photo : Coumba Sylla)
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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Extraits

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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« Se laisser bercer par la magie des mots qui font la ronde »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« C’est une histoire sans histoire qu’on aurait pu écrire il y a longtemps. Il était une fois… Se laisser bercer par la magie des mots qui font la ronde. Elle raconte la vie comme on l’étale au marché de midi. La vie de toutes les couleurs : des vertes et des pas mûres ; amères et aigres-douces. »

(Véronique Tadjo, « Latérite »)

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« Savoir tracer les chemins de liberté »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Il faut savoir bâtir

Sur les ruines des cités

Savoir tracer

Les chemins de liberté. »

(Véronique Tadjo, « Latérite »)

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« Trop d’espoirs à féconder »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Il faut que tu reviennes

De cette longue chevauchée

De cet exil sans fin

Au plus profond de toi

Viens boire à chaque bouche

La clameur de ton peuple

Tu as trop d’espoirs

A féconder

Trop de chaînes à éclater. »

(Véronique Tadjo, « Latérite »)

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« Elle voulait voir le matin »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« La peine existait bien au fond de sa poitrine comme un chat recroquevillé et prêt à bondir mais la nuit était jeune et elle voulait voir le matin. »

(Véronique Tadjo, « Latérite »)

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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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« Mon rêve s’est enfui »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« J’avais fait un beau rêve

Rien qu’un peu d’amour aujourd’hui,

Mais comme une bulle qu’on crève

Mon rêve s’est enfui. »

(Birago Diop, « Vernale » dans « Leurres et lueurs »)

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Impossible de « vous dire comment je vous adore »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Je voudrais vous dire des choses si tendres,

Vous murmurer des mots si doux,

Que seules les fleurs mortes peuvent entendre

Car c’est tout ce que j’ai de vous.

(…)

Je voudrais vous dire comment je vous adore.

Hélas je ne le pourrais pas,

Et c’est en mon rêve qui s’envole à l’aurore

Que je dois le dire tout bas. »

(Birago Diop, « Impossibilité » dans « Leurres et lueurs »)

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« Les Morts ne sont pas morts »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis ;

Ils sont dans le Sein de la Femme,

Ils sont dans l’Enfant qui vagit

Et dans le Tison qui s’enflamme.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans le Feu qui s’éteint,

Ils sont dans les Herbes qui pleurent,

Ils sont dans le Rocher qui geint,

Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,

Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Êtres,

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres. »

(Birago Diop, « Lassitude » dans « Leurres et lueurs »)

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« Quel coeur entendra nos vastes clameurs ? »

(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

« Quand nos Morts sont venus avec leurs Morts

Quand ils nous ont parlé de leurs voix lourdes ;

Comme nos oreilles ont été sourdes

A leurs cris, à leurs appels les plus forts

Comme nos oreilles ont été sourdes,

Ils ont laissé sur la Terre leurs cris,

Dans l’air, sur l’eau, ils ont tracé leurs signes

Pour nous Fils aveugle sourds et indignes

Qui ne voyons rien de ce qu’ils ont mis dans l’air, sur l’eau où sont tracés sur leurs signes.

Et puisque nos morts nous sont incompris

Puisque nous n’entendrons jamais leurs cris

Si nous pleurons doucement, doucement

Si nous crions rudement nos tourments

Quel coeur entendra nos vastes clameurs

Quelle oreille les sanglots de nos coeurs ? »

(Birago Diop, « Vanité » dans « Leurres et lueurs »)

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(Photo : Coumba Sylla)
(Photo : Coumba Sylla)

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Coumba Sylla

@ Dakar

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