Lectures du vendredi 23 novembre 2018

CS23112018-002
(Photo : Coumba Sylla)
CS23112018-003
(Photo : Coumba Sylla)
CS23112018-004
(Photo : Coumba Sylla)

A toutes fins utiles…

« +Les miroirs du silence+ : reflet d’une société en constante mutation », par Oumy Régina Sambou, AfriCulturelle, 26 octobre 2018.

¤¤¤

CS23112018-005
(Photo : Coumba Sylla)
CS23112018-006
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

A toutes fins utiles…

« Nancy Huston, une féministe pas comme les autres », par Valérie Péronnet, magazine Psychologies, mars 2017.

◊ Tribune : « #MeToo ou les fracassées du +oui+ », par Nancy Huston, Libération, 28 juin 2018.

*****

EXTRAITS

CS23112018-007
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

Observatrice

« J’aime voir les gens vivre, être, tout simplement. Et moi, invisible au milieu, j’aime imaginer ce qu’est leur vie. »

(Zoubida Bengeloune Fall, introduction aux « Miroirs du silence »)

CS23112018-008
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

De part et d’autre de la vitre, deux mondes

« Je croise les regards accusateurs de tous ces bien-pensants qui nous voient ici tous les jours, bien à l’abri dans le confort de leur véhicule. Ils ont à des années-lumière de l’existence que nous menons, faite d’offrandes, de faim, de froid, de mépris et de jugement. Ce n’est pas seulement une vitre qui nous sépare, c’est tout un monde. »

(Zoubida Bengeloune Fall, « La mendiante » dans « Les miroirs du silence »)

CS23112018-009
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

Merci… ou pas !

– Je dois te dire merci ?

– Non, tu n’en as pas besoin.

– De toutes les façons, je n’en avais pas l’intention.

(Zoubida Bengeloune Fall, « La folle » dans « Les miroirs du silence »)

CS23112018-010
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

Dépigmentée, jusqu’à la mort

« Le dermatologue que je suis allée voir n’a rien trouvé de mieux à me dire qu’il fallait que j’arrête la dépigmentation. Je l’ai regardé du haut de sa trentaine insolente et lui ai retorqué que quand je commençais à me dépigmenter, il n’était pas né et (que) j’arrêterai sûrement le jour de ma mort. Il m’a regardée, consterné, a débité quelques-unes des âneries qu’il a dû apprendre par cœur en classe. J’ai pris l’ordonnance et je suis partie. »

(Zoubida Bengeloune Fall, « Xeesal ba yàqu » dans « Les miroirs du silence »)

CS23112018-011
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

CS23112018-012
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

« Quelle espèce ! »

« … une chose aussi imprévisible que l’homme.

Quelle espèce ! Souvent, à regarder les êtres humains accomplir leur destinée sur Terre, je me laisse emporter presque au point de croire en eux. Ils me donnent l’impression singulière d’être dotés de libre arbitre, d’autonomie, d’une volonté propre… Je sais bien que c’est une illusion, une notion saugrenue. »

(Nancy Huston, « Dolce agonia »)

CS23112018-013
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

Fumet douloureux à sentir

« Le fumet se répand telle une douleur dans la maison. (…) : passe encore d’entrer dans une maison et de consommer un repas de viande, mais en humer l’odeur tout au long de sa cuisson est une torture, pas à cause de la faim, mais à cause de l’idée insinuante, désespérante, sans cesse transmise et retransmise aux tripes, de la dinde en train de dorer lentement dans ses jus, faisant perversement miroiter des promesses de chaleur, bonté, bonheur, simples plaisirs domestiques, toutes choses qu’on ne peut avoir et qu’on n’a jamais eues, pas même enfant. »

(Nancy Huston, « Dolce agonia »)

CS23112018-014
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

Moutarde, saucisse et calembour

« Puis il se met à feuilleter le New Yorker. L’un des dessins humoristiques le fait rire tout haut (…). Sean lui-même avait une fois inventé une blague qu’il avait voulu envoyer au magazine : +La moutarde au goût idéal pour vos saucisses : franc, fort+ était la blague, jeu de mots sur les saucisses de Francfort, mais Jody l’en avait dissuadé en disant qu’il n’y avait pas d’illustration possible pour un calembour aussi débile. »

(Nancy Huston, « Dolce agonia »)

CS23112018-015
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

« Un méchant ciel de novembre »

« Il (…) dirige son regard par la fenêtre vers le ciel gris acier, un ciel qu’aucun poète de l’histoire n’a jamais tenté de mettre en vers ni aucun cinéaste en images, un ciel qui défie toute définition, bafoue toute métaphore et confond tout espoir, un méchant ciel de novembre, si gris qu’il infecte de gris les arbres et la barrière et la remise. »

(Nancy Huston, « Dolce agonia »)

CS23112018-016
(Photo : Coumba Sylla)

¤¤¤

CS23112018-001
(Photo : Coumba Sylla)

Coumba Sylla

Un commentaire sur “Lectures du vendredi 23 novembre 2018

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s